CONCLUSION

Le Dossier

Introduction

Qu'est ce que le tourisme équestre ?
Définition
Une équitation de loisir
Une forme de voyage
Une nature organique
L'essor du tourisme équestre
En France
En Suisse
L'exemple du Jura
L'offre dans le canton de Vaud
La demande
En général
Dans le canton de Vaud
Les conditions de développement du tourisme équestre
Règles générales
Obstacles propres au canton de Vaud
Offre d'hébergement
Problématique des chemins
Rigidité des milieux équestres
La formation de guides
Faible rentabilité
Quelle organisation pour le tourisme équestre en Suisse romande?
Regroupement de l'offre
Définition de formules touristiques
Conclusion

Ces dossier provient du Mémoire de licence en Géographie de Pascale Nicod, réalisé en 1998

Liens sur le sujet

www.asre.ch
www.gites.ch
www.ranch.ch
www.ffe.com/te/ www.worldtrailrides.com

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Il apparaît dans ce travail que autant le tourisme rural que le tourisme équestre, qui en est une variante, ne sont susceptibles de constituer une activité économique suffisant au fonctionnement d’une région. Cependant, ils représentent l’un et l’autre des appoints intéressants qui peuvent compléter l’activité principale menée dans une exploitation rurale. Se lancer dans l’une ou l’autre forme de tourisme rural, qu’il s’agisse d’hébergement, de petite restauration ou d’organisation de randonnée équestre en tant qu’activité principale semble peu viable économiquement. Les infrastructures et l’entretien que supposent la mise sur pied de tels projets nécessitent le soutien de moyens relativement importants que les seules rentrées du dit projet ne sauraient financer, même à long terme.

Pour les individus dont la situation offre non seulement les moyens mais également le temps de se consacrer à une activité complémentaire, le tourisme rural de même que le tourisme équestre représentent des opportunités intéressantes et divertissantes. L’intérêt du prestataire et souvent même une véritable passion à l’égard de l’activité qu’il décide d’entreprendre sont souvent à la base de telles initiatives. On ne se lance pas, ou rarement, dans l’hébergement de touristes, l’ouverture d’une buvette ou d’une métairie, ou encore l’accompagnement de cavaliers par simple nécessité financière. La recherche d’une certaine convivialité, sans laquelle le projet serait d’ailleurs voué à l’échec, est souvent à la base de ce genre d’entreprise.

On l’aura sans doute compris, le tourisme équestre n’est pas à proprement parler l’initiative des paysans, mais plutôt celle des cavaliers propriétaires de chevaux ou d’autres personnes s’intéressant de près à la randonnée. Le manque de collaboration des uns avec les autres est étonnant puisqu’ils devraient en fait se compléter au niveau de leurs attentes. Si les cavaliers ont besoin de gîtes d’étapes pour effectuer leurs circuits, les paysans semblent les plus à même de posséder les infrastructures nécessaires à la création de ces gîtes. Alors que le catalogue distribué par l’Office du Tourisme Rural de Suisse Romande regorge d’adresses d’hébergements dans des fermes, aucune ne mentionne la possibilité d’accueillir des chevaux. De même, on ne constate pas tant de paysans parmi les tenanciers des gîtes équestres recensés par l’ASRE. Les uns étant demandeurs et les autres offreurs, leurs efforts auraient tout intérêt à se joindre afin de développer leurs objectifs complémentaires.

Suivant que l’on possède son propre cheval ou pas, l’initiative du tourisme équestre peut être strictement privée ou dépendre des offres à disposition dans les centres équestres. Dans le canton de Vaud, les infrastructures pour la randonnée, qui font l’objet des attentions de l’ASRE, sont passablement nombreuses pour qui dispose de sa propre monture. Pour les autres en revanche, les possibilités sont encore restreintes. Si l’organisation de randonnées représente un nouveau créneau pour les centres équestres, peu sont ceux qui s’y consacrent vraiment.

Le tourisme équestre, au même titre que le tourisme rural apporte de la clientèle aux commerces locaux, que ce soit les hôtels, les restaurants, les magasins, ou toute autre forme d’activité commerçante. Si elle constitue un appoint non négligeable pour l’économie locale, elle ne suffit évidemment pas à l’entretenir tout au long de l’année. Les emplois que les secteurs du tourisme rural et équestre contribuent à développer sont également bénéfiques à la conjoncture locale bien qu’ils ne soient souvent que saisonniers.

Comme nous l’avons émis au début de ce travail, le but premier du tourisme rural est de servir, les intérêts de la population locale plutôt que de profiter à des promoteurs extérieurs qui n’ont que faire des besoins de la région où ils investissent. Il s’agit d’un tourisme « visiteur » plutôt que « colonisateur ». C’est pourquoi il doit se contenter des ressources naturelles et locales sans devoir inventer d’artifices. Dans un milieu essentiellement agricole comme dans le canton de Vaud, les ressources touristiques essentielles sont ; la beauté et la diversité des paysages, le charme de l’architecture traditionnelle qui subsiste dans les villages, les produits du terroir, les coutumes et les festivités locales. Le tourisme équestre, offre la possibilité de découvrir ces milieux au rythme tranquille du cheval, de séjourner dans des étapes chaleureuses et de goûter aux spécialités locales. Il permet donc d’exploiter à fonds les qualités qui font l’attrait du milieu rural tout en restant extrêmement modeste pour ce qui est des infrastructures nécessaires à sa réalisation. Sa forme originale et progressive permet de découvrir chaque jour des lieux différents tout en respectant son environnement.

Le tourisme rural et le tourisme équestre ne sauraient constituer des facteurs de développement au sens moderne du terme. Ils permettent simplement l’apport d’une contribution économique modeste à la communauté sur la base du patrimoine et des ressources qui lui sont propres.