Entre Homme et Cheval: Comparaison et conclusion |
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ConvergencesPat Parelli et Monty Roberts, ainsi que tous " les nouveaux maîtres " se basent sur le comportement du cheval en liberté, et cela aboutit à de nombreuses convergences:
Les qualités de l’homme sont aussi très importantes et se retrouvent dans toutes les méthodes :
Dans les deux méthodes, le cheval doit être détendu, serein, sécurisé et confortable. La violence, la brutalité et la contrainte sont réprimées; cependant il est nécessaire d’être ferme et exigent pour obtenir le respect du cheval. Leurs théories se recoupent sans cesse, étant formulées dans les mêmes termes certaines fois, ou exprimées autrement mais voulant dire la même chose. DivergencesGlobalement, il n'y a pas d'importantes divergences, leurs théories ayant les mêmes bases. S’il en existe, il ne s'agit que de détails ou d’explications sur les manières de procéder. Monty Roberts ne parle pas véritablement de " proie " ni de " prédateur ", comme Pat Parelli, mais souligne quand-même la peur que le cheval ressent vis-à-vis de l’homme. Pat Parelli procède, au commencement, par les sept jeux (cf. annexe), Monty Roberts par le join-up: une manière différente d'agir mais qui a exactement les mêmes fondements. Les termes utilisés sont différents mais signifient la même chose; le Savvy chez Pat Parelli, est un résumé des qualités que l’homme doit observer envers le cheval chez Monty Roberts. Si Pat Parelli se lance dans des explications pseudo-scientifiques, Monty Roberts n’émet pas d’opinion à ce sujet, soulignant qu'il n'a pas les connaissances nécessaires. |
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Bref..., En respectant, en adaptant puis en maîtrisant l'instinct de fuite naturel chez les équidés, l'homme réussit à établir sa dominance dans le "troupeau" qu'il forme avec le cheval. Le mouvement permet à l'homme, en "chassant" l'animal et en l'obligeant à se mouvoir, d'établir l'ordre hiérarchique qui lui permettra de diriger son cheval. Sur ces points, les nouveaux maîtres diffèrent des autres dresseurs qui utilisent le plus souvent la contrainte pour "immobiliser" un cheval. Enfin ces nouvelles méthodes pourrait entraîner une avancée dans les rapports entre les hommes car, apprendre à mieux communiquer avec leurs chevaux, aurait des répercussions positives sur leur comportement avec leurs semblables. La relation homme-cheval est un art majeur.
Parler de ce rapport, c'est parler de la relation des hommes entre
eux. |
Au terme de notre travail, nous trouvons important d'exprimer les réponses à la problématique, de donner notre opinion personnelle et ceci après le résumé et l'analyse de la matière.
En premier lieu, ce travail a montré les différences de nature et de comportement entre le cheval et l'homme.
Cela a démontré les divers obstacles dressés contre la possibilité de communiquer. Mais l'homme, grâce à son intelligence supérieure a réussi à surmonter ces obstacles. D'abord, il s'est mis à étudier le comportement du cheval et s'est rendu compte que le cheval était doué d'une grande sensibilité de par l'affinité de ses sens. L'attitude de l'homme est primordiale car c'est elle qui déterminera la plupart des réactions du cheval.
Deuxièmement, le cheval possède un "langage propre" qui lui permet de communiquer avec ses congénères. L'homme est également doué de langage avec un vocabulaire tout autre. Les deux possédant un langage propre et défini, pourquoi ne pourraient-ils pas s'entendre, malgré les divergences?
L'étude des méthodes de dressage a montré que la violence n'amène à rien, car elle entrave le cheval dans une peur et une soumission extrême et l'homme ne fait qu'accumuler dangereusement les conflits à la place de les résoudre.
Par réaction à cette violence, des personnes comme Pat Parelli ou Monty Roberts et bien d'autres restés dans l'anonymat, ont mis au point des méthodes pour communiquer avec le cheval. L'élaboration de ces méthodes leur a permis d'obtenir une communication à 100% comme le cite Carmen Zulauf. Dorénavant, tout est dans la subtilité et la compréhension réciproque.
Nous pensons que notre travail a atteint le but fixé au départ, nous avons en tout les cas répondu à la problématique. Nous pensons qu'il existe bel et bien une communication entre l'homme et le cheval. Il est vrai que les débuts furent difficiles, la violence étant la première pulsion émanant de l'homme; quelques fois volonté basique de tout maîtriser. Une forme de contrat régissait leurs rapports le cheval obéissait à l'homme et celui-ci le protégeait et le nourrissait en contre partie. Cette relation a évolué au fil des siècles, l'homme demandant toujours une plus en plus grande disponibilité au cheval. A partir d'un certain stade, le dressage par la violence n'aboutissait plus, aucune progression nouvelle n'étant possible. Alors, l'homme, se remettant en question, a compris une des chose primordiale: le cheval n'est pas une machine, mais un être à part entière doué d'émotions, de sentiments.
Nous pensons que cette remise en question est un grand progrès, car l'homme, pour atteindre la communication, doit faire un effort sur lui-même. Il doit maîtriser ses pulsions. C'est justement le but de ces nouvelles méthodes; d'ailleurs si certains individus rejettent celles-ci, la raison est le refus de changer leurs propres attitudes. Ils ont hélas tort car ces nouvelles méthodes amènent un développement de la personne, qui est en général bénéfique pour l'individu et son entourage. De plus, la communication avec le cheval entraîne un plaisir certain. L'harmonie entre un homme et un cheval est réellement magnifique, indéfinissable et authentique.
Cependant le plaisir ne peut être atteint sans sécurité. Mais une fois la sécurité acquise, la notion de plaisir intervient. C'est celle-ci qui est prônée dans les nouvelles méthodes, car le bien-être de l'homme engendre le bien-être du cheval. Cette notion de plaisir régit l'ensemble des méthodes des "nouveaux maîtres", car elle est vecteur de réussite.
D'ailleurs, Voltaire ne citait-il point:
Le plaisir est l'objet, le devoir et le but de tous les êtres raisonnables.
A l'avenir, nous pensons qu'il faudrait réapprendre l'équitation traditionnelle en mettant l'accent sur le plaisir. En réapprenant au cavalier à sourire, à détendre son esprit, à penser avec son cœur, à donner autant qu'à prendre, à tomber le masque, en redonnant à ses sentiments la place qu'ils n'auraient jamais dû perdre, alors et alors seulement, la porte du plaisir lui sera ouverte. Celui qui permet à l'homme de se connaître mieux, de se transcender et de goûter à la sérénité.
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© Dorothée Walter et Santschy Jessica, 2002